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Quelle est la méthode de traçage inversé qui permettrait d’identifier les sources de contamination?

La stratégie de suivi des cas de contact (“contacter tracing “), mise en place depuis le déconfinement pour briser les chaînes de transmission du Covid-19, serait-ce la meilleure stratégie à adopter? En tout cas, cette méthode pourrait évoluer si on la compare à d’autres pays qui pratiquent le reverse tracing.

Exemple au Japon. Là, prévenir les cas de contact est nécessaire, mais souvent cela concerne des proches qui sont déjà au courant de la situation, comme le conjoint du patient, ses enfants, ses parents, ses collègues … remontant le fil, en découvrant qui il a été contaminé, on peut revenir sur ces fameux «clusters» ou foyers de cas, car certains chercheurs estiment que de nombreuses contaminations sont le travail involontaire de ceux que l’on surnomme les «super contaminants». On se souvient, au début de l’épidémie en France, en février, un homme de nationalité britannique, qui avait séjourné dans le chalet des Contamines-Montjoie (Haute-Savoie), avait infecté onze personnes.

Cette méthode de traçage inversé permettrait également d’identifier les zones où l’on est contaminé. Les épidémiologistes ont identifié des abattoirs, des chorales, mais des doutes subsistent sur la propagation du virus dans les transports en commun, dans les bars ou dans les restaurants.

Le traçage inversé a déjà été utilisé avec nous. En février dernier dans l’Oise, les autorités sanitaires ont cherché à déterminer la ou les personnes à l’origine de la contamination de deux cas positifs de coronavirus n’ayant pas voyagé vers une zone à risque. Mais pourquoi ne le faisons-nous plus? Parce que trouver qui a infecté une personne est extrêmement long et fastidieux. Est-ce que c’était dans le métro, à la cantine, chez le coiffeur? Souvent, nous ne savons pas. De plus, dans l’Oise, l’identité du patient zéro n’est pas totalement décidée. Cette méthode de traçage inversé s’apparente à une enquête policière: un travail minutieux. Au milieu d’une épidémie, il n’est pas certain que les épidémiologistes aient le temps nécessaire pour cela.

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Rolande Desroches

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