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Un miracle, pas deux

Encore une belle soirée à la gloire du football français… Ce mercredi de la Ligue des champions a débuté avec la victoire quasi miraculeuse du PSG à Istanbul. La performance parisienne oscille entre le pathétique et le médiocre, avec une première période infâme, sans mouvement, sans pressage, sans envie, sans solidarité. Rien. Le néant. Le tout complété par la blessure de Neymar, qui avait été touché depuis l’échauffement et qui a tenté le coup. Mais bon, il a à peine essayé de dribbler le peu de temps qu’il a passé sur le terrain, signe que ça n’allait pas.

La retraite défensive parisienne a été catastrophique. Etre ouvert ainsi par un fléau dans le PMA n’est pas du tout rassurant avant d’affronter Leipzig. Alors après, je suis content que le PSG n’ait pas eu de préparation, qu’il déplore six blessures, dont plusieurs joueurs majeurs au milieu de terrain. D’ACCORD. Mais franchement, avec l’équipe que Paris présentait sur le terrain, même sans Neymar il y avait plein de choses à faire mieux.

Finalement, c’est l’invité surprise Moïse Kean qui a débloqué la situation en marquant d’une tête sur corner de Mbappé puis en reprenant d’un coup pivot un centre de Sarabia détourné involontairement par Mbappé. L’attaquant italien fait partie des satisfactions de ce match, avec Danilo qui n’a pas si mal fait dans la charnière, Kurzawa qui vient de sortir deux bonnes performances consécutives et évidemment Navas qui, malheureusement trop souvent, a été le sauveur du PSG sur le de nombreuses tentatives turques.

Un record accablant

Par contre, lorsque Tuchel déclare à la fin de la réunion qu’il ne comprend pas le débat sur la présence de Marquinhos au milieu, je veux lui demander s’il a vu le match. Le Brésilien, que je ne suis pas convaincu d’être à 100% physiquement après avoir vu ses replis défensifs au trot – ça ne lui ressemble pas du tout -, a été épouvantable au milieu de bout en bout. Il y a beaucoup de choses à régler au sein du club parisien et rien ne laisse place à l’optimisme pour la suite de cette phase de groupes.

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Et puis comme prévu, Rennes a perdu contre Séville. On se doutait que les Bretons n’étaient pas à la hauteur d’une équipe qui joue un football assez exceptionnel à regarder, avec des solutions sur les côtés, un match précis en une touche, des balles sèches et claires, une précision technique … Eh bien, tout ce qu’on ne voit jamais en Ligue 1 Quoi! Il a fallu un gala de Gomis pour que Rennes ne soit pas mené par trois ou quatre buts au repos, avec six arrêts et un centre. L’équipe de Stéphan a un peu mieux résisté défensivement après la pause, mais avec plus d’arrêts de Gomis et un nouveau centre trouvé par l’excellent Jordan. Et elle a logiquement fini par perdre sur une volée de De Jong, bien servie par Acuña.

Privé de Camavinga blessé et Nzonzi suspendu pour quelque chose de totalement farfelu, le milieu de terrain rennais avec Grenier, dont le deuxième match depuis février était et Martin, qui n’avait pas joué beaucoup plus, a énormément souffert. Rennes s’est battu courageusement mais contre une équipe de ce niveau, c’est clairement insuffisant. Avec un point en deux matches et une double confrontation à venir contre Chelsea, la qualification est très mal entamée pour les Bretons. Et encore une fois, le record français de la semaine en Ligue des champions est écrasant, avec une victoire paresseuse et deux défaites. C’est d’une médiocrité rare.

Pierrot

Alveré Paquet

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