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A l’ONU, Emmanuel Macron appelle à ne pas se contenter d’un “multilatéralisme des mots”

«Il n’y aura pas de remède miracle pour la destruction de l’ordre contemporain. “ Dans un discours enregistré à l’occasion du 75e Assemblée générale des Nations Unies (ONU), réduite cette année à une succession hors-sol de monologues vidéo, Emmanuel Macron a présenté sa vision des relations internationales à l’heure de la crise sanitaire et économique.

A six semaines de l’élection présidentielle américaine, qui conditionne de nombreuses questions brûlantes, le chef de l’Etat a également livré, mardi 22 septembre, une très longue feuille de route, traditionnellement exposée fin août lors de la conférence des ambassadeurs, annulée cette année. Il tourne notamment autour de la notion de souveraineté: celle de l’Union européenne (UE), qui doit être consolidée pour exister entre les États-Unis et la Chine, et celle des autres peuples, de la périphérie russe au Moyen-Orient. Orient, dont la France veut soutenir les aspirations légitimes, sans ingérence.

Pour le président français, le Covid-19 a imposé une nouvelle réalité mondiale, “Clair, brutal, certainement vertigineux”. Selon lui, “Toutes les fractures qui existaient avant la pandémie – le choc hégémonique des puissances, la remise en cause du multilatéralisme ou de son instrumentalisation, le piétinement du droit international – n’ont fait que s’accélérer et se creuser” Depuis six mois. Cette tendance se reflète notamment dans “La fracturation de nos moyens d’action collectifs”.

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Elle trouve son illustration au cœur même de l’ONU, au Conseil de sécurité, paralysé par ses divisions. L’adoption d’une résolution symbolique sur une trêve mondiale dans les conflits a nécessité des mois de négociations. “Avoir du mal à s’entendre sur si peu …”, soupira le président français. L’Elysée s’est également battue en coulisse, en vain, pour que les pays du «P5» – les cinq membres permanents – se réunissent. “Deux d’entre eux ont préféré afficher leur rivalité pour l’efficacité collective”, a regretté Emmanuel Macron, faisant référence à la Chine et aux États-Unis.

Le président français a salué “l’étape historique d’unité, de souveraineté et de solidarité” franchie par l’UE pendant la crise

Le chef de l’Etat refuse de se laisser enfermer dans le paradigme désormais largement répandu d’une confrontation sino-américaine qui primerait sur tout le reste.

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Appel à ses souhaits “Le fondement d’un nouveau consensus contemporain”, Emmanuel Macron a estimé qu’il n’était plus nécessaire de “Se contenter d’un multilatéralisme des mots qui ne permet d’accepter que le plus petit dénominateur commun”.

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François Faure

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