Économie

Le « Parisien » donne un coup d’accélérateur à son processus de transformation

Il y a à peine une semaine, le comité social et économique du journal Le Parisien d’aujourd’hui en France est arrivé au terme du processus d’information-consultation de trois mois lancé sur le projet # LeParisien200000, qui vise à atteindre 200 000 abonnés numériques dans les cinq prochaines années. Résultat de cet avis purement consultatif: onze abstentions, trois voix contre. Le plan de gestion est donc en bonne voie, mais ce n’est pas son principal promoteur, Stéphane Albouy, qui le dirigera: le directeur de la rédaction a débarqué, ont appris les salariés, vendredi 25 septembre, par une lettre interne.

Jean-Michel Salvator lui succédera dès le 1est Octobre. « Tout le monde est tombé de sa chaise », commente un journaliste, abasourdi. « Au-delà même de la surprise, ce départ brutal nous interroge à plus d’un titre, et suscite déjà beaucoup d’inquiétude chez les employés du journal », indique un communiqué de presse intersyndicale (FO – SNJ – SNJ-CGT – SGLCE) envoyé dans la soirée. « Dans les coulisses, nos commentaires sont moins sobres », grince un employé inquiet. « Stéphane nous a sauvés d’une gestion brutale, et passer par la réorganisation avec lui nous a rassurés », précise un autre, qui lie ce départ à celui, début septembre, du rédacteur en chef adjoint, Frédéric Vézard. Contacté, Stéphane Albouy n’a pas répondu à nos appels.

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«Stéphane Albouy a fait un travail formidable, assure Pierre Louette, PDG du groupe Les Echos-Le Parisien (détenu par LVMH). Mais après cinq ans comme rédacteur en chef adjoint, puis cinq ans à la tête de toutes les rédactions, il est arrivé au bout d’un cycle.  » Pour le patron du groupe, nul doute que son remplaçant pourra prendre le relais. Ancien de Journal du dimanche et tu Figaro, directeur de BFM Business jusqu’en 2019, Jean-Michel Salvator « Est l’un de ces journalistes qui ont fait ce voyage de Gutenberg à Zuckerberg », félicite M. Louette. En d’autres termes, c’est son expérience de la transition numérique des médias qu’il fait appel en le nommant, l’être du quotidien « Vraiment en retard » sur ce terrain.

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Ouverture imminente d’un plan de départ volontaire

 » Quand je suis arrivé, Le parisien ne comptait que 6000 abonnés numériques, se souvient-il. Ils sont maintenant 40 000. Nous visons 200 000 à cinq ans. Notre stratégie de monétisation de notre contenu est toujours en plein essor, nous devons accélérer. «  Selon l’organisme de certification des chiffres de la presse, l’ACPM, les ventes physiques du Parisien s’élèvent à 183000 exemplaires quotidiens en moyenne sur l’année 2019-2020, en baisse de 1,5% sur un an (les mois de mars, avril, mai et juin 2020, fortement perturbés par la crise sanitaire, rendez-vous).

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Yseult Sauveterre

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