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Victoire de Sam Bennett au sprint, Primoz Roglic reste en jaune

On s’attendait à des bordures, il y en avait même si elles faisaient moins de dégâts que la nervosité et les chutes. Mais le vent n’a finalement pas empêché une arrivée massive sur l’île de Ré pour un peloton d’une centaine d’unités. Un sprint contrôlé de manière autoritaire par Sam Bennett (Deceuninck-Quick Step), finalement vainqueur de sa première victoire d’étape sur le Tour de France. L’Irlandais a résisté dans les derniers mètres au retour de Caleb Ewan (Lotto-Soudal) et Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), à ​​qui il a volé le maillot vert. Primoz Roglic (Jumbo-Visma) conserve le maillot jaune.

Pogacar et Martin sur le terrain

Cette fois, c’est la bonne. Alors qu’il tourne depuis le début du Tour de France (4e à Nice, 2e à Sisteron, 3e à Privas), Sam Bennett lève enfin les bras sur la Grande Boucle, au terme d’une étape sans montée au classement de la montagne mais non sans difficulté. Attendu comme le piège majeur de ce 10e opus, le vent n’aura finalement pas eu de réelles conséquences, même s’il aura contribué à réduire le peloton à une centaine d’unités, à la sortie de La Rochelle, à 29 km de la arrivée. Mais ce sont surtout les chutes qui ont marqué une étape par ailleurs très nerveuse.

Une explication entre cadors et Bennett plus fort qu’Ewan: revivez la finale

Si la première chute de la journée avait surtout contraint Sam Bewley (Mitchelton-Scott) à abandonner, c’est la seconde qui pourrait avoir le plus de conséquences puisqu’elle a fait chuter une dizaine de coureurs, dont le 3e au général, Guillaume Martin (Cofidis), 7e au général, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) ou Bryan Coquard, que l’on croyait autrefois abandonner. Mais le sprinter de B&B Hotels – Vital Concept a non seulement regagné sa place mais il a même pu concourir pour ses chances à l’arrivée (7e).

Du vent mais pas assez …

Il faut dire que, malgré le vent latéral qui a soufflé une bonne partie de la journée, le peloton n’a jamais vraiment réussi à créer des carres. Ce n’est pas faute d’essayer, que ce soit le Deceuninck-Quick Step à 102 km de l’arrivée ou le stage INEOS Grenadiers à 20 km de Saint-Martin-de-Ré. De quoi lâcher les coureurs les plus difficiles mais pas assez pour distancer soit les favoris, soit le sprinter, même si Miguel Angel Lopez (Astana) a été pris au piège un moment en finale, par une nouvelle chute, avant de reprendre sa place.

C’est donc un sprint relativement massif qui a conclu cette 10ème étape. Le vent de face de la finale a encore une fois rendu le peloton très nerveux, avec beaucoup de vagues dans le dernier kilomètre derrière le train Sunweb. Mais l’équipe allemande a fini par s’épuiser en tête du groupe et le Deceuninck-Quick Step n’a eu aucun mal à les dépasser à 500m de la ligne pour lancer idéalement leur sprinter irlandais. Contrairement à Sisteron, Sam Bennett n’est pas cette fois repris par Ewan et offre son premier succès sur le Tour de France. Une victoire qui lui permet d’entrer dans le cercle des coureurs pour avoir gagné sur les trois Grands Tours mais, surtout, de s’emparer du maillot vert. Cette fois, Peter Sagan devra se battre jusqu’au bout pour le classement par points.

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Rolande Desroches

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