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Face aux attaques de la droite américaine, Roselyne Bachelot défend le film et sa réalisatrice Maïmouna Doucouré

La ministre de la Culture s’est prononcée vendredi en défense de la réalisatrice française Maïmouna Doucouré, devenue la cible d’une virulente campagne de la droite américaine à cause de son film “Mignonnes”. France Télévisions exprime également son soutien à une œuvre “nécessaire et d’utilité publique”.

“Les critiques virulentes dont le film Mignonne La cible prête-t-elle à la réalisatrice une intention en totale contradiction avec la finalité de son travail. Ils sont basés sur une série d’images réductrices et décontextualisées du film “, a déploré Roselyne Bachelot vendredi dans une déclaration conjointe avec sa collègue déléguée à l’égalité entre les femmes et les hommes, Elisabeth Moreno.

“Ce film doit pouvoir continuer à être présenté à tous les publics et alimenter un débat pacifique basé sur des lectures éclairées de l’œuvre”, ont-ils ajouté.

Sorti en France cet été, Mignonne est la cible de la droite américaine depuis sa mise en ligne le 9 septembre aux Etats-Unis par Netflix. Une campagne accuse le film d’hypersexualiser les enfants, au point de taxer les milieux culturels, même ses opposants démocrates, de laxisme sur la question de la pédophilie. Il y a quelques jours, Netflix a même reçu un appel de boycott via Twitter.

Le film évoque l’histoire d’Amy, une parisienne de 11 ans qui rejoint un groupe de danse formé par trois autres filles de son quartier, qui imitent les chorégraphies suggestives des pop stars actuelles qui les font rêver. Le réalisateur a totalement rejeté les critiques du film, exhortant ceux qui la ciblaient à le regarder à comprendre qu’il menait «le même combat» contre l’hypersexualisation des jeunes filles et l’influence malsaine des réseaux sociaux.

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“Débat étincelant”, elle a expliqué, “Il faut essayer de trouver des solutions, moi en tant qu’artiste à faire ce film, les politiciens, le système éducatif, les parents, tout le monde, car c’est un vrai problème”.

Dans un communiqué publié vendredi soir, France Télévisions, dont la filiale France 3 cinéma a participé au préfinancement du film, s’est indignée des attentats contre le film. Ce travail est “nécessaire et d’utilité publique car il dénonce les dangers des réseaux sociaux contribuant à l’hypersexualisation des très jeunes filles”, a déclaré le groupe.

“Mignonne permet de faire entrer ces débats au cœur même des familles et d’initier le dialogue entre les générations “, a ajouté France Télévisions, veillant à toujours rester debout “du côté des créateurs” visage “menaces à la liberté d’expression et de création”.

La communauté cinématographique française a également montré son soutien et défendu “la liberté de création” au cours de la semaine.

Rolande Desroches

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