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Halloween: attention aux courges amères, alerte ANSES

Santé

TRAP – Vous vous inquiétez de l’indigestion des bonbons à l’Halloween? Méfiez-vous plutôt du squash. Dans un communiqué, l’Anses rappelle que certains d’entre eux peuvent être toxiques.

Alors que la vente de citrouilles bat son plein à l’approche d’Halloween, l’Agence nationale pour la santé, l’alimentation, l’environnement et la sécurité du travail (Anses) a voulu, comme chaque année, procéder à un petit rappel pour éviter les intoxications en série. Avant la célébration de ce festival d’origine celtique le 31 octobre, elle a publié un communiqué pour alerter sur la nature non comestible de certaines courges.

Certaines variétés contiennent en effet des cucurbitacines, substances très irritantes et amères qui peuvent rapidement conduire à des intoxications alimentaires plus ou moins sévères pouvant provoquer des douleurs digestives, des nausées, des vomissements, des diarrhées parfois sanglantes, voire une déshydratation sévère nécessitant une hospitalisation. “Ces substances, persistantes à la cuisson, sont naturellement produites par les courges sauvages pour repousser les insectes prédateurs”, explique l’Anses.

Courges non comestibles vendues dans les rayons fruits et légumes des magasins

Les courges ornementales, comme les coloquintes, sont toutes considérées comme toxiques. Cependant, parfois, ils sont vendus dans le département des fruits et légumes, en particulier vers Halloween.

Certaines courges comestibles cultivées dans le jardin familial peuvent également devenir impropres à la consommation en raison d’une hybridation sauvage, indique l’agence. Et pour développer: “Ce phénomène se produit lorsque des variétés amères et des variétés comestibles coexistent, dans le même potager ou dans les potagers voisins, et les graines sont récoltées et semées année après année.” Ces courges hybrides ressemblent à deux gouttes d’eau à “l’original”, il n’est possible de les reconnaître qu’à leur goût amer.

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La méfiance est également de mise pour les courges trop mûres. En décembre 2017, une jeune grenobloise avait perdu la quasi-totalité de ses cheveux après avoir ingéré un noyer cendré trop avancé. Son amertume lui avait fait cesser rapidement de le goûter, mais ces quelques bouchées suffisaient à la rendre malade et à lui faire perdre ses cheveux par poignées une semaine plus tard. “Après un mois, dit-elle en mai 2018 en parisien, ils sont partis comme si j’avais mis de la crème dépilatoire. Quand je les ai lavés, j’ai entendu un craquement, ils ont éclaté au ras. J’étais paniqué, paniqué “, poursuit-elle.

Plus de 350 personnes accompagnées entre 2012 et 2016

De 2012 à 2016, 353 personnes ont été prises en charge par les centres antipoison (CAP) en France. Ils ont présenté “des symptômes, principalement digestifs, ou du moins une amertume orale”, Anses rapportée en 2019. Aucun ne présentait de symptômes sévères mettant en jeu le pronostic vital, mais 4% des cas présentaient néanmoins des symptômes prononcés ou prolongés de sévérité modérée allant de la diarrhée sanglante à des douleurs abdominales sévères, une déshydratation et une hypotension.

Parmi les cas pour lesquels le mode d’approvisionnement était connu, la courge amère du jardin familial était responsable de l’intoxication dans 54% des cas, tandis que celle achetée en magasin représentait les 46% restants.

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Précautions à prendre

Pour éviter les intoxications, l’Anses recommande de vérifier auprès des vendeurs que les courges vendues dans la section fruits et légumes ne sont pas ornementales, et de ne pas consommer de courges ayant poussé spontanément dans votre potager. L’agence conseille également de ne pas collecter les graines des récoltes précédentes pour les réensemencer. En cas de doute sur la comestibilité d’une courge, le mieux est de déguster un petit morceau. Si c’est amer, crachez-le et jetez la courge.

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Rolande Desroches

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