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Six mois d’épidémie de coronavirus en France: quatre graphiques pour comprendre l’évolution de la situation

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Six mois après le début de l’épidémie de Covid-19 en France, les autorités sanitaires continuent de fixer les compteurs pour scruter les signes de flambées d’épidémies. À l’aide de quatre graphiques, La Dépêche du Midi fait le point sur la crise sanitaire en France.

Des mises à jour hebdomadaires sur la crise sanitaire, le resserrement des restrictions, une politique de dépistage qui ne cesse de grandir et des masques devenus coutumiers: voilà à quoi ressemble notre quotidien en France, six mois après l’arrivée du Covid-19 sur le territoire . En cette nouvelle année scolaire, les autorités françaises s’engagent dans un véritable exercice d’équilibre: assurer la relance de l’activité économique du pays tout en garantissant la sécurité et la santé des Français.

Au second plan trône la peur d’une «seconde vague»: en cela les autorités françaises gardent les yeux sur plusieurs indicateurs. Surtout, ils ont déployé une stratégie basée sur quatre axes très différents: surveiller la circulation du virus sur le territoire (en concertation avec les préfets et les élus), déployer une politique de dépistage massive, éviter la saturation des services hospitaliers. le Envoi Midi vous propose plusieurs graphiques pour décrypter l’évolution de la situation sanitaire en France.

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Pour observer l’évolution de l’épidémie sur le territoire national, l’agence nationale de santé publique France et le ministère de la Santé publient les données collectées dans les hôpitaux et les laboratoires d’analyses. A partir de ces chiffres, les autorités sanitaires construisent différents indicateurs.

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Le taux d’incidence est l’indicateur le plus utilisé aujourd’hui, car il permet de mesurer la circulation d’un virus en tenant compte de la taille d’une population. C’est le nombre de personnes infectées sur une semaine, sur une population de 100 000 habitants.

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Si plus de 10 personnes pour 100 000 habitants ont été testées positives pour Covid-19, le seuil de vigilance a été franchi. Si plus de 50 personnes pour 100 000 habitants ont été testées positives, le seuil d’alerte est atteint.

En France, selon les derniers chiffres transmis par le ministère de la Santé, en date du 18 septembre, plus de 87 personnes sont en moyenne testées positives au Covid-19 pour 100 000 habitants. La France se situe donc au-dessus du seuil d’alerte, même si ce chiffre tend à diminuer depuis le 16 septembre.

  • Le taux de positivité des tests de dépistage

C’est l’un des piliers affichés par Olivier Véran, le ministre de la Santé, depuis le déconfinement: “protéger, tester, isoler”. Fin août, ce dernier a annoncé que la France s’était fixé comme objectif de réaliser pas moins d’un million de tests de dépistage par semaine. Le chiffre est plus qu’atteint: 1,2 million de tests ont été réalisés entre le 14 et le 20 septembre en France. À partir des données collectées au laboratoire, les autorités sanitaires examinent le pourcentage de personnes testées positives pour Covid-19. Le graphique présenté ci-dessous montre l’évolution du taux de positivité des personnes testées en France.

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C’est un autre indicateur très observé par les autorités. Il permet, entre autres, de juger de la pertinence de la politique de dépistage sur le territoire, et donc de témoigner d’un traitement très rapide des personnes infectées. Aujourd’hui, les tests sont effectués dans plusieurs cas. Si une personne revient d’un pays ou d’une zone à risque, si elle présente des symptômes inquiétants ou si elle a été en contact avec une personne infectée. En outre, il existe des publics considérés comme prioritaires par les autorités françaises, comme les aidants. Bref, il s’agit aujourd’hui de tester les personnes les plus exposées au virus.

Globalement, le taux de positivité aux tests de dépistage est en hausse en France. Le virus est donc davantage détecté parmi les plus à risque.

  • Saturation des services hospitaliers

Sur les comptoirs, les autorités sanitaires françaises surveillent également la saturation des services hospitaliers du pays. L’objectif: avoir une réponse sanitaire organisée, qui ne subisse aucune saturation. C’est le cas, par exemple, des lits dans les unités de soins intensifs. Les autorités sanitaires examinent leurs taux d’occupation.

Aujourd’hui, selon les derniers chiffres publiés par le ministère de la Santé, 16,2% des lits de réanimation en France sont occupés. En un mois, ce pourcentage a doublé, ce qui indique une circulation particulièrement active du virus, ce qui l’est davantage pour les cas graves. Les autorités sanitaires considèrent que si 40% des lits des unités de soins intensifs sont occupés, le seuil de vigilance est atteint. Si ce taux dépasse la barre des 60%, le seuil d’alerte est franchi.

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Il s’agit d’un indicateur important: des services de réanimation efficaces et ne subissant aucune saturation permettent de mieux gérer les cas graves de Covid-19. Et empêcher mort liées à la maladie.

C’est un autre indicateur qui ne se construit pas: les autorités sanitaires scrutent également le nombre de décès observés chaque jour en France, sur les dernières 24 heures.

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Un léger rebond a été observé ces dernières semaines en France: un chiffre étroitement corrélé au nombre de personnes admises en réanimation.

Rolande Desroches

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