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le vaccin sera-t-il obligatoire en France?

, publié le samedi 22 août 2020 à 19h30

“Qui vacciner et comment”? C’est la question que se posent le comité du vaccin anti-Covid-19 et le comité scientifique depuis le lancement de la course au traitement antiviral en juillet dernier. Alors que les premiers résultats de recherche sont prometteurs, les experts en France s’interrogent sur la stratégie à adopter pour lancer une campagne de vaccination.

Les premiers résultats semblent prometteurs.

Tandis que OMS espère mettre fin à la pandémie dans moins de deux ans, le course de vaccins anti-Covid-19 est lancé. Mais si un vaccin est trouvé contre le virus, devra-t-il être rendu obligatoire?

En Australie, aux États-Unis ou en France, les stratégies de vaccination divergent. Le mercredi 19 août, le Premier ministre australien Scott Morrisson a estimé qu’un tel traitement devrait être rendu obligatoire, “dans la mesure où cela peut être obligatoire”, alors qu’aux États-Unis, il n’en est pas question, comme précisé RTL qui rapporte les propos d’Anthony Fauci, directeur de l’American Institute of Infectious Diseases, et conseiller à la Maison Blanche: “on ne peut pas forcer, ni essayer de forcer les gens à se faire vacciner”, a-t-il martelé mercredi. “Nous pouvons le rendre obligatoire pour certains groupes, comme le personnel médical”, a-t-il néanmoins déclaré.

Et la France? Si un vaccin existe, il ne sera pas obligatoire a priori, selon un avis en date du 9 juillet, émis par le groupe CARE, le comité des vaccins Covid-10 et le conseil scientifique. Dans ce rapport, les experts estiment que “la vaccination obligatoire n’est ni souhaitable ni possible”.

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“Réticence à vacciner les Français”

Face aux «réticences à vacciner les Français», le groupe d’experts craint un éventuel échec de la campagne de vaccination, comme en 2009-2010 contre la grippe, si les citoyens ne se sentent pas concernés et suffisamment informés.

D’où la nécessité de mettre en place une stratégie de vaccination et de limiter au maximum la propagation de l’épidémie. Un groupe multidisciplinaire mixte composé de membres de plusieurs groupes d’experts a ainsi été constitué pour réfléchir à une politique de vaccination et trouver un équilibre.

L’avis estime qu’il sera notamment nécessaire de définir les populations prioritaires à vacciner, telles que les personnes âgées ou les soignants.

Le 27 juillet, le Conseil scientifique a précisé dans un autre avis que ce groupe n’émettra que des réflexions préliminaires, et qu’elles devront être poursuivies par la Haute Autorité de Santé et le Haut Conseil de la Santé publique.

Un travail de préparation qui prendra du temps. «Il est impératif de donner le temps nécessaire à une évaluation rigoureuse» à la fois de l’efficacité et de l’innocuité des vaccins candidats avant leur utilisation à grande échelle.

Le samedi 22 août, le bilan de la pandémie du nouveau coronavirus a dépassé 800000 décès dans le monde, alors que de nombreux pays du monde sont confrontés à une épidémie nouveaux cas et restrictions croissantes.

Alveré Paquet

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