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Uber et Lyft obtiennent une date limite pour clarifier le statut des conducteurs indépendants en Californie

Une bataille juridique cruciale pour la économie de petits boulots (économie des tâches) a lieu en Californie. La cour d’appel a suspendu jeudi 20 août l’ordonnance rendue par le tribunal il y a dix jours, qui ordonnait à Uber et à son rival américain Lyft de reclasser le statut des chauffeurs en tant qu’employés dans l’État américain, d’ici vendredi.

Ils ont obtenu un sursis à condition que les deux sociétés acceptent des procédures accélérées. Un procès doit avoir lieu et l’audience devrait débuter le 13 octobre.

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Les deux leaders de la réservation de voitures avec chauffeur (VTC) ont menacé d’interrompre complètement leur service vendredi dans cet état du sud-ouest, ce qui aurait mis des dizaines de milliers de personnes au chômage. Lyft avait même déjà annoncé qu’elle suspendrait les opérations à partir de 23h59 jeudi en Californie. Mais le groupe a reculé après la décision du tribunal. “Le tribunal a accepté notre demande de prolongation du délai, de sorte que notre service se poursuit sans interruption, pour le moment”, a-t-il rapporté sur son blog.

“Nous sommes heureux que le tribunal ait reconnu l’importance des questions soulevées dans cette affaire, et que ces services essentiels ne soient pas perturbés tant que nous continuons à défendre la capacité des conducteurs à travailler avec la liberté qu’ils souhaitent.”, a réagi un porte-parole d’Uber.

Contestation de la loi AB5 sur le statut des travailleurs indépendants

Les deux sociétés basées à San Francisco sont engagées dans une impasse avec les autorités californiennes. Ils contestent la loi AB5 sur le statut des travailleurs indépendants, entrée en vigueur dans l’État le 1est Janvier, et écrit avec Uber et Lyft dans les vues.

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Lyft et Uber ont fait valoir qu’ils ne pouvaient pas complètement réviser leur modèle en quelques jours. Mais les élus et les syndicats favorables à la loi AB5 ont rappelé, pour leur part, qu’ils avaient eu le temps de régulariser leur situation depuis janvier. James P. Hoffa, président du syndicat américain Teamsters, a appelé mercredi leur “menace” de “Tactiques d’intimidation avides d’entreprises”.

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Lyft et Uber se considèrent comme des plates-formes technologiques, qui relient les conducteurs et les passagers, et non comme des entreprises de transport. Les politiques qui ont adopté la loi AB5 entendent les contraindre à octroyer des prestations sociales (assurance maladie et chômage, heures supplémentaires, etc.) à leurs dizaines de milliers de chauffeurs californiens, considérés comme indépendants, qui travaillent souvent dans des conditions difficiles. précaire.

Les entreprises parient sur un référendum

Les plateformes garantissent, quant à elles, que l’écrasante majorité des conducteurs («4 sur 5») préfère le modèle actuel, pour la flexibilité des horaires. Selon Lyft, 86% de ses chauffeurs californiens conduisent moins de vingt heures par semaine et souhaitent maîtriser leur emploi du temps, car ils sont étudiants, retraités ou ont un autre emploi.

Si les chauffeurs deviennent des employés, “Les passagers bénéficieront d’un service réduit, en particulier dans les banlieues et les zones rurales”, et les prix des courses vont augmenter, fait valoir l’application au logo rose vif. «80% des chauffeurs perdront du travail et les autres auront des quarts de travail avec des horaires, et un revenu horaire plafonné. “

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Les deux concurrents parient alors sur un référendum, prévu en novembre, pour sauver leur modèle. Ils ont dépensé des dizaines de millions de dollars pour organiser le scrutin et appeler les citoyens de l’Etat à soutenir leur «Proposition 22», un compromis qui garantirait flexibilité et avantages sociaux aux conducteurs indépendants.

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Ni Uber ni Lyft n’ont jusqu’à présent réussi à réaliser un profit. Ils ont été particulièrement touchés au premier semestre 2020 par l’effondrement de la demande de déplacements en voiture pendant la crise sanitaire.

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Le monde avec l’AFP

Raimunde Michaud

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